attente
Planning d’hier : attente.
J’attends toujours d’ailleurs. Par contre, je ne sais pas ce que j’attends. J’attends de trouver ce que j’attends et quand j’aurai trouvé ce que j’attends, je l’attendrais. Peut-être plus sereinement, plus attentif à mon attente, ce qui pourrait déverrouiller cette attente. Mais j’ai beau cherché mon attente, le meilleur moyen pour trouver mon attente est d’attendre.
Donc planning de la journée : attendre.
Depuis peu, le monde que j’observe a changé. Mon lobe pariétal opère des mouvements doux et soyeux créant une pression légère et interne. De ce massage, il se produit un déséquilibre du corps. Peut-être attends-je cet équilibre ? Que mon cerveau ait fini de s’adapter à cette nouvelle façon de voir ce monde qui m’entoure. Alors j’attends que l’équilibre se fasse. Au fait vous ai-je dit que j’avais des lunettes depuis deux semaines ?
Planning de demain : attendre.
Nous dirons donc que demain sera un jour d’attente. Bien que je n’attende pas en posant mes fesses devant un écran -quoique- demain j’attendrai en revivant une journée, un dimanche.
Vision à 5 ans : attendre…
Je vais finir concierge, attendant sur le palier d’un immeuble, regardant la vie des gens s’écouler sur leurs activités… En silence, le flot du temps glisse sur ma peau. Ses ondes usent subtilement mon enveloppe charnelle comme les vents sculptent les parois des montagnes. Attendre quoi ? la fin ? le renouveau ? le changement ? m’attendre moi-même ? la révolution ? Une carte postale ?
J’attendrai le jour et la nuit, j’attendrai toujours…
De moi-même :
Mardi, libre de tout j’ai marché dans la ruelle des fous Il y avait un drôle de reflet qui n’arrêtait pas de m’appeler Ce bruit m’a fait frémir et pourtant je n’ai pu fuir Et elle criait, hurlait, pleurait Je ne pouvais agir, que la regarder Le miroir s’est de nouveau fendu et je l’avais de nouveau perdue Sur le sol, elle s’est écoulée dans les égouts, j’ai vu ma vie sombrer.