Lederf’s Weblog

Journal d’une recherche

Archives de novembre 10th, 2011

Un Big Bang

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Un an

A ma dernière lectrice, voilà un an je rencontrais une sorte d’ange, non pas qu’elle avait des ailes, mais elle était elle. J’avais bien
pris la précaution de ne pas me retrouver dans une situation imbécile de ne pas savoir quoi dire, quoi raconter, quoi chanter.

Aussi, j’étais émoustillé. Mon estomac se nouait, mes tripes étaient tendues et je faisais le guignol en attendant sa venue. Les oisillons piaillaient en regardant par la fenêtre. Sa silhouette s’est dessinée dans l’entrebâillement de la porte. Le temps s’est arrêté, suspendu à la vue de ses pas. Le temps s’est arrêté sur cette idée. Le temps s’est arrêté sur ma vie, sur la joie, sur le mode pause, pause sourire, pause désir. Le temps s’est arrêté sur un rêve.

Les serpents qui courraient dans mes veines ont relargué tout leur poison en une fraction de seconde. Mon cœur a suspendu son vol, mon cerveau s’est figé sur une nuée de rêves, sur une réalité, sur la fin d’un doute… l’ange de ma vie se présentait à moi. Tout sourire, tout en lumière, elle s’est approchée de moi, son visage s’est avancé près du mien, ses lèvres se sont fendues, sa bouche a touché ma bouche.

Une bulle a grossi. De petite, elle a pénétré ma gorge, pour gonfler puis exploser dans mon corps, libérant un flot d’émotions, un raz-de-marée de joie, un tsunami qui ravage mes émotions, renverse mon moi, balaye mes doutes.

Nous nous sommes quittés, séparés. J’ai erré dans les rues parisiennes, erré dans mon âme percée, mise à nue, erré dans le monde de mes délires. Chacun de mes pas était une danse, était posé sur un coussin d’air qui me portait loin, ailleurs, loin vers cette étrange terre coupée par cette route tracée vers un avenir, notre avenir.

Les troubles sentimentaux de nos échanges se sont mués en troubles sentimentaux physiques, mentaux, de sensations douces, de pulsations entraînantes, de chauds flots de sang qui parcouraient mes artères, portant les fragrances de ce souvenir doux, de cet avenir radieux.

Une image, une certitude berçaient mes nuits, éveillaient mes sens, entraînaient mon corps. Une vie à deux, une vie créant la vie, notre vie, une vie dans cette famille pour laquelle je descendrai les poubelles, pour laquelle je créerai un cocon.

Voilà un an que tu posais tes lèvres sur les miennes, voilà un an que nos écrits avaient mué en une réalité souveraine qui me poussait à vivre, à être heureux, à savourer les instants magiques que ta présence m’offrait.
Voilà un an que notre réalité m’a porté, m’a emmené sur les rivages de la jouissance absolue, jouissance intime, jouissance de la vie, jouissance du désir d’apercevoir tes ailes, ton corps, tes pensées.

Voilà un an et chaque jour, chaque nuit, les rêves que tu m’as offerts ne font qu’enfler.

Voilà un an et de ton bigbang, mon univers est né.

Rédigé par lederf

10 novembre 2011 à 9:30

Publié dans RECHERCHE

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