Lederf’s Weblog

Journal d’une recherche

Félicitation et plates excuses

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Cher moi,

Content de me revoir, j’espère que mon silence n’était pas empreint d’un sourd reproche envers moi-même. Je me connais, je suis capable de me faire la gueule pour un oui ou pour un non, mais c’est avec plaisir que je m’aperçois que je réécris sur ce blog resté lettre morte t que je profite de mes quelques diatribes pour m’interpeler et me rappeler que j’existe.

Oui, je sais, je sais, je sais que je sais que je suis souvent présent pour me dévoyer et peu présent pour me soutenir. Je l’ai moi-même constaté que je pouvais fuir ma présence devant l’adversité. A ma décharge, je suis assez pénible quand je broie du noir et ma pulsion assez primaire est de me protéger de moi pour m’éviter de souffrir plus ou de m’enfoncer plus profondément.

Mais là, je reviens, tel que je me connais, je me suis reconnaissant et me le serai encore plus si je m’autorisais à publier cette page sur mon blog. Oui, je me doute que j’aurai la possibilité de retoucher mon texte, me mettre en valeur plutôt que moi, mais quel en serait mon intérêt. Nul.

Alors allons-y franchement, je m’ai été insupportable, à déconnecter tous nos moyens d’échanges et de connivences, tous nos moyens de partage. Oui, j’ai été le pire de mes amis mais à ma décharge, je n’ai pas fait le journaliste voyeuriste qui aurait pu se régaler de ma déchéance. Et je remarque que nous sommes similaires moi et moi, décrivant quand l’envie d’écrire nous prend de sombres situations mais ne publiant que si nos écrits offrent une lueur d’espoir, une lueur de vie.

Je vois ! Nous sommes pareils. Le contraire m’aurait étonné, étant donné le nombre d’années que j’ai partagées avec moi. Aussi, je ne doute pas une seconde que je ne m’en veuille pas bien que mon aide en ses périodes troubles m’aurait été peut-être un peu utile pour me pousser au cul, pour me motiver, pour me montrer mes voies d’avenirs, mes envies, mes désirs.

Bref, je m’en veux de m’avoir planté, de m’avoir laissé seul sur le bord de la route et bien que cette période était trouble pour moi aussi, moi et moi aurions été mieux ensembles à lutter contre ce mal qui nous ronge de l’intérieur par période. Mais sincèrement, je ne m’aurai pas apporté un éclairage sur ma vie que je ne connaisse déjà.

Espérant que ma vie soit un peu mieux ces jours-ci, je me souhaite un bon appétit et de pouvoir partager mon prochain repas rapidement.

Moi

Rédigé par lederf

17 février 2010 à 6:49

Publié dans RECHERCHE

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