Seul
Seul.
Seul pour affronter mes aventures.
Seul sur ce radeau qui prend l’eau de toute part et s’enfonce inexorablement dans cette mer profonde, sombre, indéchiffrable qu’est ma personnalité.
Seul, sur ce radeau, issus du naufrage de l’Amour, bateau que je n’ai su maîtriser, adopter, apprivoiser, dominer. Le plus beau des navires que j’ai eu à conduire, le plus beau des navires qui m’apportait mes rêves de destinées, le plus beau des navires que j’appréhendais de piloter.
Seul, face à cet échec pour lequel nul ne veut comprendre l’étendu de mes rêves réduits à quelques bulles s’éparpillant dans cette mer trouble, nul ne veut discuter de ce capitaine que je fus, incompétent, effrayé, pas maître de ce fleuron de la marine.
Seul, pour écoper mes angoisses, qui envahissent le pont, pour m’affronter dans cette lutte où seuls mes instincts primaires me maintiennent en vie, manger, survivre.
Seul, pour essayer de comprendre cet acharnement à rester vivant, dans cette vie sans but, sans plus rien qu’une chair pendant sur quelques os, chair rongée par les brûlures du désir, ce soleil qui cogne et m’assèche.
Seul, face à moi-même, face à cette recherche… Quelle vie, pourquoi ? Sera-ce possible sans toi ?
la vie est faite de rêves auxquels il faut s’accrocher, ils arrivent sans prévenir aux moments les plus inattendus…
Accroche toi Fred, la vie reserve bien de jolies surprises.
à très vite, tu es le bienvenu à la maison
ciao bello
pimpim
13 juin 2009 à 11:39