Lederf’s Weblog

Journal d’une recherche

Archives de juin 2009

18 Juin 2009

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La vie est un combat permanent pour avoir la paix

Rédigé par lederf

18 juin 2009 à 7:28

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Apocalypse

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Les bombes ont chût sur le village Lederf, dévastant de leurs questions irradiantes les populations locales. La rivière Sud, si troublante pour l’ensemble de la population s’est tarie, juste avant la confrontation que l’on a cru finale.

Pour en arriver à ce stade, il faut bien comprendre qu’il fut un temps pas si lointain, où les NANS avaient repris le pouvoir, comblant de joie la population. Ils avaient ouvert les vannes du lac Sud créé par le barrage. Les flots s’étaient mis alors à se déverser dans les ruelles, apportant leurs lots de phéromones, de plaisirs, de joies. L’euphorie présente ne fut au départ ponctuée que par des remarques insidieuses de la part de L’UMP ou Lederf’ United Military Party, groupe conservateur basant sa doctrine sur la peur de soi, de l’autre et le mérite que nul ne pourra acquérir.

Cependant, leurs remarques acerbes portèrent leurs fruits. Les Lederfais commençant à douter d’eux-mêmes, ils cotisèrent et équipèrent L’UMP de cet armement si destructeur. Les Lederfais furent de plus en plus nombreux en proie au bien fondé du passage de cette rivière onirique ou du tracé qu’elle prenait dans le village, non pas qu’ils ne la désiraient pas, mais elle passait dans des zones à risques pour elle, les ghettos obscurs. Les villageois tiraient des moments de bonheur et craignaient de ne point s’occuper convenablement de la rivière suivant en cela les préceptes des VERT (la Vérité Est Réellement Terrifiante).

Sous ces coups de boutoirs à répétitions, des actions militaires furent portées à l’encontre des villageois voulant conserver la rivière, par ceux qui voulaient la libérer. Naviguant sur la vague de ces craintes, L’UMP en a profité pour lancer son offensive. Fort de son stock, la première action fut de détourner le cours de la rivière semant la panique et le désarroi parmi la population. Puis les NANS sortant de leur euphorie tentèrent une percée afin de reprendre le contrôle de ce que, finalement, dans la joie béatifiante de leur utopie, ils ne s’étaient pas occupés.

Affrontant un à un les combats, avec une énergie folle mais qui semblait inépuisable, mais drainait toutes les ressources de Lederf, les NANS parvinrent à regagner des postes salutaires pour le contrôle du village. Voyant que les hommes de l’euphorie s’approchaient, L’UMP lança alors ses missiles.

Le ciel fut noir et étouffant dans le village, la plaine et les montagnes alentours. Nous attendons toujours le retour du soleil. Par la fenêtre de mon bunker, j’observe les quelques Lederfais errant tels des goules et des zombis dans les rues en ruine de ce qui fut devenu l’espace de quelques mois une ville titanesque et qui a sombré comme le Titanic, apportant son flot de morts, de sinistrés. Les survivants marchent d’un pas lent, sans motivation autre que les tâches quotidiennes, routinières, sans but. Le regard vide, sans âmes, ils avancent, se nourrissent, essaient de dormir, ramassant les quelques miettes que la vie leur met sous les yeux.

Des haut-parleurs de la ville sortent cette lancinante jérémiade qui nous dit que nous n’avions pas à nous détourner de nous-mêmes pour s’essayer à nos utopies. Peut-être est-ce vrai, mais à quoi bon…

Rédigé par lederf

16 juin 2009 à 11:25

Publié dans RECHERCHE

Seul

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Seul.

Seul pour affronter mes aventures.

Seul sur ce radeau qui prend l’eau de toute part et s’enfonce inexorablement dans cette mer profonde, sombre, indéchiffrable qu’est ma personnalité.

Seul, sur ce radeau, issus du naufrage de l’Amour, bateau que je n’ai su maîtriser, adopter, apprivoiser, dominer. Le plus beau des navires que j’ai eu à conduire, le plus beau des navires qui m’apportait mes rêves de destinées, le plus beau des navires que j’appréhendais de piloter.

Seul, face à cet  échec pour lequel nul ne veut comprendre l’étendu de mes rêves réduits à quelques bulles s’éparpillant dans cette mer trouble, nul ne veut discuter de ce capitaine que je fus, incompétent, effrayé, pas maître de ce fleuron de la marine.

Seul, pour  écoper mes angoisses, qui envahissent le pont, pour m’affronter dans cette lutte où seuls mes instincts primaires me maintiennent en vie, manger, survivre.

Seul, pour essayer de comprendre cet acharnement à rester vivant, dans cette vie sans but, sans plus rien qu’une chair pendant sur quelques os, chair rongée par les brûlures du désir, ce soleil qui cogne et m’assèche.

Seul, face à moi-même, face à cette recherche… Quelle vie, pourquoi ? Sera-ce possible sans toi ?

Rédigé par lederf

2 juin 2009 à 10:17

Publié dans RECHERCHE

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