Fin
L’intérieur de mon corps brûle. La lame froide qui coupe ma peau remonte les longs de mes membres, son sillon, clair sans marque d’hésitation, s’auréole de ce filet rouge qui stagne le long de la traînée. Mes deux mains attrapent enfin ma peau, tirent de chaque côté; les viscères sortent. Je sors de mon propre corps. Libération ultime d’un affrontement contre moi-même, je m’expulse, j’expulse de cette enveloppe charnelle cette vermine que je suis. Les pensées pourrissantes s’effondrent à mes pieds, en une flaque opaque putréfiée, malodorante, nauséabonde. Elles dessinent ce sourire narquois de la victoire diabolique d’un être sur un autre. La haine, la fin, la destruction systémique de soi. Je flotte près de moi-même, entre transe destructrice et repos empli de vide et de non sens. Je me regarde, coulé dans l’égout de la vie avec ce dégoût de mes envies. Dois-je continuer ? Pourquoi ?
oui tu dois continuer parcqu’on t’aime, merci pour tes belles pensées poétiques… à bientôt. bon courage
pimpim
12 mai 2009 à 8:42