Lederf’s Weblog

Journal d’une recherche

29 juillet 2008 courrier egocentrique

avec 4 commentaires

Cher moi,

Je suis désolé de ne pas m’avoir donné de nouvelles plus tôt, mais je ne m’en avais pas donné non plus. Hier au soir, j’ai découvert mon blog et je suis content que mes sentiments et mes délires soient revenus. Je me fais parvenir ce courrier via mon mail, parce que je souhaite que je ne publie ce commentaire qu’après mon accord. Ne m’en sens pas obligé.

De mon côté je me suis perdu et j’ai aussi perdu mes coordonnées coupant les ponts avec moi. Je m’ai donc perdu de vue. Bien sûr, j’ai eu de mes nouvelles, souvent par pensée-dire et j’ai compris mon besoin que j’avais de prendre mon temps pour me retrouver et par là même nous retrouver.

Mais je suis assez content du travail accompli sur moi-même et sans passer par un psy. Mais que je prenne gare à mes sournoises rechutes, c’est tout ce que je me souhaite. De mon expérience, je sais qu’il sort parfois de coups tordus de dernière minute voire seconde alors je m’en supplie, méfie moi, des tournants, des virages abruptes, surtout des décisions que j’ai tendance à prendre dans la précipitation.

Allez, je ne m’ai jamais oublié

Je m’embrasse.

Moi

PS: J’ai mes coordonnées maintenant, alors que je pense à m’écrire et à me donner de mes nouvelles de temps en temps, je serai heureux aussi de boire un café avec moi comme dans le bon vieux temps, j’ai cru comprendre que je n’habitais pas trop loin de chez moi ;)

Rédigé par lederf

29 juillet 2008 à 5:25

Publié dans RECHERCHE

4 réponses

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  1. Cher moi,
    j’ai hésité longtemps, mais je me suis dit que comme je m’avais écris, je pouvais me publier en post plutôt qu’en commentaire. Heureux que je me sois retrouvé, malgré mes déménagements successifs, et je m’appèle dès que ma ligne est libre. Et oui, chaque fois que j’ai essayé de m’appeler pour avoir de mes nouvelles, et j’ai souvent essayé, ça sonnait occupé. Alors raccroche que je décroche pour que je puisse prendre un rendez-vous pour un café.
    Je m’embrasse aussi.
    Moi

    lederf

    29 juillet 2008 à 5:29

  2. Pas mal le concept de cet article! Tu penseras à te dire qu’il faut que tu viennes à Parentis aussi car tu t’y attends déjà…

    iolo

    31 juillet 2008 à 10:36

  3. Arg… une envie me vient de me défouler sur le dernier qui tente encore de disqualifier la démarche de certains.

    Ce n’est pas que j’ai qq chose contre toi ou ton autre toi, c’est juste que je rêve d’un monde ou chacun assume son choix sans prétendre que c’est “le” choix, “le seul” choix ou encore pire “le meilleur” des choix.

    Je ne peux relever qu’une seule phrase dans ce post, qui d’un coup devient quasi-inexistant pour moi, je ne le vois plus… je ne vois que cette phrase : “Mais je suis assez content du travail accompli sur moi-même et sans passer par un psy.”

    C’est déjà une bonne chose, je trouve, si tu es content de toi. J’entends néanmoins l’idée que passer par un psy serait en quelque sorte une solution de facilité. Tiens, j’ai l’impression d’avoir déjà entendu ça quelque part, c’est drôle…. on dirait comme un à priori qui fait rage.

    Je ne suis pas de cet avis.
    L’accès aux soins médicaux est devenu tellement banal qu’on accepte communément qu’on a tous le droit d’être soignés quand notre corps nous fait souffrir.

    Un psy c’est un professionnel, et je ne vois pas pourquoi la démarche serait différente, sous prétexte qu’il ne s’agit pas du corps physique, et que c’est mal vu de suivre une thérapie ou une psychanalyse dans notre société.

    Pour moi, ce ne sont pas les plus graves qui se donnent la permission, qui s’octroient le droit de bénéficier de l’aide d’un professionnel. Non, ce sont d’après moi les gens les plus lucides, capables de faire confiance et qui veulent mettre toutes les chances de leurs côtés pour vivre en toute conscience. Peut-être aussi ceux qui en ont marre de rester dans l’univers restreint et limité du formatage dans lequel notre éducation, faite de répression, nous a plongés.
    On est tous issus de ces générations de refoulés, et cette éducation-là a tellement bien marché qu’on ne soupçonne même pas qu’on a le choix d’y voir plus clair, le droit de sentir et le droit de l’exprimer et surtout, surtout, le droit de contribuer au mieux-être de l’humanité en élevant nos enfants selon ce principe de liberté et légitimité de l’émotion. On ne nous a pas appris à le faire dans notre enfance, il nous faut donc chercher cette connaissance ailleurs qu’en nous.

    Il est possible d’aller regarder de plus près les événements de notre enfance, de comprendre pourquoi nous nous entêtons à réagir et à répéter toujours et encore, mécaniquement, les mêmes comportements, et de comprendre pourquoi nous avons parfois l’impression de tourner en rond.
    Mais il faudrait alors accepter que nous avons des choses à régler avec nous mêmes et que pour ça nous avons peut être besoin d’un regard extérieur, accepter que nous avons des souffrances à exprimer et des blessures à soigner pour qu’elles puissent enfin cicatriser, et ce quelque soit l’ampleur, la gravité de ces blessures. Il faudrait aussi accepter qu’on puisse apprendre à vivre différemment et que pour ça l’aide d’un professionnel puisse s’avérer inestimable.

    On peut toujours essayer de faire ça en autodidacte au risque de rester encore plus longtemps, trop longtemps, dans la pénombre et la semi-torpeur d’une vie dénouée de sens.
    Moi, je clame haut et fort qu’il faut du courage pour regarder en face ce qui nous fait encore mal au lieu de dépenser une énergie folle à essayer de nous mentir à nous-mêmes en nous disant que nous n’avons besoin de personne.

    “Nul n’est tenu de souffrir comme il le fait”

    noway

    18 octobre 2008 à 6:09

  4. Bonjour noway,
    Loin de moi l’idée de considérer que le psy est une solution de facilité. En fait, j’ai même été en voir un pour une séance. Après, les horaires, la fainéantise, peut-être la peur de moi-même, ont fait que je n’y suis pas retourné. Je ne sais pas si je suis simple à suivre quand on ne me connait pas ou quand on ne connait pas mon histoire. Disons que je suis passé par une phase très sombre dans ma vie. Cette phase est indépendante de l’enfance, du soi, etc. C’est la phase de reconstruction qui a été longue. Très longue.
    Et pour m’aider à me reconstruire sur des bases saines, j’aurai pu (dû ?) passer par un psy, (D’ailleurs, c’est pour cela que je parle de prendre garde à mes sournoises rechutes), non pas parce que c’est plus facile, mais parce que c’est plus “fiable”.
    Mais la vie a mis sur ma route un cadeau, que j’ai mis du temps à découvrir et à apprécier à sa juste valeur quand il s’est présenté. Il m’a évité de me confronter à moi-même et je profite de cette chance, chance que je prolonge en ce moment.
    Je ne dénigre pas les démarches médicales, quelles soient d’ordres psychologiques ou physiques et je suis même un partisan de l’analyse par un psy plutôt que de la prise de médicament. Il vaut mieux affronter des “vérités” plutôt que de les fuir. Le résultat est peut-être plus long, mais il est plus fiable.
    Désolé, si mon texte t’a blessé, il ne concerne que moi et le fait que je n’ai pas eu à me battre contre moi-même.

    lederf

    20 octobre 2008 à 5:49


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