Lederf’s Weblog

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22 Juillet 2008 Géographie

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Petite pause dans le village “Lederf”, classé au guide Michelin, comme hâvre de pets… euh de paix. Les Lederfais sont en général souriants, bien que la généralité n’est jamais fait preuve d’une coutume ou de l’ensemble des êtres. Dans ce village traversé par la rivière sixmillesrêves et le fleuve réalitédemerde, nous pouvons apercevoir diverses zones géographiques. Le sud, se situant au sud de la rivière sixmillesrêves, est une zone semi-urbaine en constant renouvellement, dans laquelle il est si facile de se perdre. Au nord, au nord du fleuve réalitédemerde, nous avons un complexe industriel, dans lequel il est dur de respirer, d’avancer, sans suffoquer ou trébucher sur les déchets et les pièges de tous les jours. Au centre de ce village, entre la rivière et le fleuve nous avons une ville, un peu chaotique, qui évolue au fil des prises de pouvoirs des habitants du sud ou de ceux du nord, ceux du sud, prétendant être au nord, il est intéressant de noter que les milices de chaque zone géographique se perdent et se confondent parfois l’une et l’autre, affrontant, dans d’épiques combats, ceux de leurs propres zones géographiques.

Dans le coeur de la ville, nous trouvons l’hôtel de ville, qui s’appelle ainsi car c’est véritablement le seul hôtel de la ville. Il se trouve juste en face de la mairie, désertée depuis belle lurette, tant la direction de ce village semble échapper à tout fonctionnement rationnel. Or donc, dans cet hôtel, l’accueil est réalisé par des gens serviables…

… Mais qu’entendons-nous?… Un sourd grondement provenant des flancs des montagnes si proches et si abruptes, que les Lederfais ne puissent s’enfuir de leur village sans prendre des risques inconsidérés.

Avant, que ces grondements ne couvrent ma voix et ne me permettent plus de vous narrer la vie paisible dans ce village, si tranquille d’ordinaire, il faut que je vous parle de coutumes Lederfaises. En effet, ces habitants ont pour habitude de construire des digues, qui se regorgent et forment des lacs de choses, comme le travail, les émotions, etc. Et voilà que par période, l’une d’elle se fend et déverse son contenu sur le village, donnant du stress, de l’agitation, de la vigueur à tous les habitants qui en une rare communion, s’élancent vers l’ensemble des tâches à accomplir pour sauver “Lederf” et lui éviter trop de remous.

Mais que vois-je ? Deux énoooooooormes vagues viennent de poindre au nord est et au nord ouest. Si énormes que les forces de tous les villageois risquent de ne pas être suffisantes pour enpêcher l’effondrement complet du village. Déjà prévenus par des fissures dans les deux gigantesques barrages, les traits des villageois sont tirés par le manque de sommeil. Voilà que les Lederfais du sud (ce sera notre convention) arrivent en renfort, bien qu’ils réchappent d’une lutte titanesque face à une brèche qui s’est ouverte béamment (désolé) voilà quatre semaines. Les Lederfais du centre sont appelés en renfort, eux qui ont l’habitude de s’enfuir dans des mondes d’autres auteurs afin d’échaffauder d’autres mondes, d’autres hypothèses, ils semblent bien qu’ils ne seront pas de trop. Mais ! mais ! quand j’arrête de parler, j’entends des grondements venant aussi des affluents nordiques, des petites pointes avec leurs inondations qui font que nos pieds nagent déjà dans la gadoue. Ce qui est plus inquiétant encore est qu’il semble que des digues au Sud se fissurent, relarguant avec elles des effluves de phéromones qui font tourner en rond les Lederfais.

Mes amis, je pense qu’il va falloir que je vous laisse quelques temps, les deux titanesques vagues sont à quelques secondes de se fracasser sur les premières fortifications Lederfaises, les eaux boueuses des tâches quotidiennes engluent déjà mes jambes, et les effluves, sûrement méphitiques, du Sud envahissent mon être, me poussant à danser alors que je devrais participer à l’ambiance collective qui, il me semble tourne à la panique.

Où donner de la tête alors que bloublougbloug, blougblougbloug, uhhhhhhhhhhh…

Haaaa, vivement les vacances, que seuls ceux du Sud nous emmerdent.

Rédigé par lederf

22 juillet 2008 à 6:42

Publié dans GEOGRAPHIE