Lederf’s Weblog

Journal d’une recherche

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09 Juillet 2008 Accalmie

sans commentaires

Or donc en cette terre, le soleil vint réchauffer l’atmosphère, rappelant à mon bon souvenir, le teint rosé dont ma peau s’était parée, en ce sacro-saint jour de renaissance. A l’extérieur, puisqu’il est maintenant interdit de fumer à l’intérieur, mon corps se ressourçait de cette bienveillante présence, tandis que mon esprit errait dans les limbes tissés par le voile de la cigarette, au milieu de son propre chantier neuronal, en phase de reconnections des câbles et de stockage de la mémoire tampon. Rien ne me venait à l’esprit, sinon cette agréable douceur, cette sensation d’un devoir de récupération d’une bourde poussé à la limite du rationnel et ce souvenir pénétrant d’une décision, qui ne fût hélas pas la bonne.

Me baignant sous les rayons, je pouvais voir mon intérieur se façonner, les connections s’établir. Les neurones de mon système qualité ayant bien repéré le problème de procédure s’activaient à la rédaction d’une instruction pour les actions futures ; ayant perdu le décompte des évolutions, ils s’activaient au décompte du nombre d’actes manqués de mon ancien moi. Tiens, là il y avait un bon mot, et il a été frustré de ne pas le sortir, et celui-ci est arrivé trop tard. Ca moulinait là-dedans, mais sans créer de perturbations en surface ; Une accalmie pour réorganiser tout ce fatras, cette ruine qu’était devenu mon cerveau. En fait de ruine, il s’agissait plutôt d’un champs de bataille dans lequel toutes les cartes, les options avaient été analysées, brouillonnées, froissées, jetées. La révolte s’était emparée de ces neurones anarcho-non-syndiqués, qui hurlaient au manque de respect des pulsions des autres cellules du corps et voulaient renverser les neurones qui temporisaient les décisions. Cette lutte fut faite de rage, de coups sournois, de destruction, puis des compromis furent trouvés, maintenant le pacte devait être matérialisé, sur la bouillie laissée par ces affrontements. Certains ANS cherchant dans les options jetées, des parcelles de souvenir, de solutions oubliées, mais les gardes les stoppaient devant certaines idées saugrenues qui vaquaient ça et là.

« Trouver un moyen de passer à la télé », « Placarder un 4×3 sur le fronton de la gare », « Décorer les piliers de ma photo », « Sonner à toutes les portes de Paris, puis d’Île de France », …

Que de possibilités non explorées…

La cigarette finie, je rentrais ce corps troublé, masquant mes pensées à ceux que je pouvais croiser, pour me lancer dans les tâches habituelles d’une journée ordinaire, loin d’un rêve, loin d’un fantasme, loin d’un moi, héros sur lui-même… Le calme avant une nouvelle tempête ?

 

Allez j’arrête pour cette semaine, ça ira mieux après… avec plus de délires, plus de joies, plus de vie.

 

 

 

Rédigé par lederf

9 juillet 2008 à 7:06

Publié dans RECHERCHE