Lederf’s Weblog

Journal d’une recherche

Archives de juin 2008

30 juin 2008 Résignation Espoir

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Hier au soir de 17 à 19H30 sur les quais, je me suis fait l’effet d’un pervers qui regardait le flot des gens sortant des wagons, et le flot des gens attendant qui leur conjoint, qui leur ami, qui leur famille. De guerre lasse, je suis rentré, traversant Paris pour moitié, achevant le reste en métro. Je savais cette expédition vouée à l’échec, mais au fond de moi, une lueur subsistait; ha, les affres de la déception. Retour à la case départ, je me maudis de n’avoir pas agi.

Ce matin, direction le métro. Un gratuit en passant, et là, en vert, en gras, le poème précédemment cité qui apparaît. Un sourire de malice se dessine sur ma figure et l’espoir renaît. Bon, il faudrait qu’elle le lise, il faudrait qu’une amie lui en parle, mais ne pourrait en parler que si elle lui a déjà parlé de l’affaire, ce dont je doute… Et puis, la signature, “un métronaute”, ben oui, je n’ai pas signé. Pensera-t-elle à aller sur le site laisser un message? pensera-t-elle à regarder le profil pour voir le lien avec ce site ? Ho, l’attente d’un évènement improbable devient dure à supporter. Bon voilà une semaine de passée… toujours pas visible sur les moteurs de recherche…

 

Rédigé par lederf

30 juin 2008 à 5:04

nuit du 28 au 29 Soirée

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Hier au soir, j’ai posté sur métro (le site) le poème. Il faudrait que je trouve un moyen pour qu’il soit dans le journal… ne serait-ce pas le fond du fond…

Sinon, samedi spécial en attente de ce dimanche. Tout est prêt pour que je porte les mêmes vêtements que dimanche dernier. Un coup de pouce du destin, pour corriger le fait de n’avoir pas embrayé sur la conversation que tu avais engagée et pour que je te croise à la gare Saint Lazare en bout de quai. Je n’y crois pas, mais l’envie de revoir celle que j’ai baptisée Hiroshima me taraude le ventre, stimule ma vie.
Hiroshima, si tu devais rester un fantasme, puisses-tu un jour tomber sur ce blog, je ne sais comment. Mais je voudrais te remercier de m’avoir, par ton sourire, par ta présence, par ton acte, redonné goût à la vie, redonné de l’espoir, redonné envie de tout croquer à pleine dents. J’aurais souhaité pouvoir partager tout ceci au moins un instant avec toi, sinon toute une vie…

Dimanche je viens à Saint-Lazare, dimanche prochain aussi… Il faudra bien que cette fièvre retombe, pour toi qui, sans le savoir, m’a tant donné, qu’au moins je puisse honorer ton présent.

 

Rédigé par lederf

28 juin 2008 à 11:51

27/06/08 Dois-je ou non ?

avec un commentaire

Bon, je n’arrive même pas à trouver ce blog sur google… c’est rageant…

Si même moi, je ne peux pas me trouver, alors, pour celle que je nomme Hiroshima, ce n’est même pas la peine.

Idée numéro 2 : écrire à un journal lu par beaucoup de monde une “bouteille à la mer”.

Hum le petit texte :

Coup de soleil entre Vernon et Saint Lazare.
La timidité me prit dans son noir manteau
Sur un chant pour enfant, j’ai croisé son regard
mais de ma bouche ne vint aucun joli mot

Il y a tout dedans… mettre le lien sur ce blog et hop ! On va voir ce que je peux faire.

 

Rédigé par lederf

27 juin 2008 à 9:01

26/06/2008 Création du site

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J’ai erré hier au soir jusqu’à épuisement. Je ne pense pas que ce soit la meilleure des idées. Les visages croisés flouttent mon souvenir. Je devrais tenter de retourner le dimanche vers le même horaire à Saint-Lazare, on ne sait jamais.

Et ce matin, l’idée du blog m’est venue. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Alors je mets mes états d’âmes passés et déjà rédigés et je pars pour la rédaction d’un journal sur mes recherches, intérieures ou physiques.

Rédigé par lederf

26 juin 2008 à 7:48

24/06/2008 Fièvre

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Réveil… 4H45.

Son sourire. Mes poumons s’enflamment; je sens ses serpents parcourir mes veines, remonter le long de mon corps, exploser dans mon coeur, larguant leur venin. La fièvre me gagne. Le train me poursuit et je ne peux agir, paralysé, regardant les gens se mouvoir lentement mais trop vite pour intervenir. Ce sourire s’éloigne, emmené par la foule.

Le sommeil ne revient pas. Je me lance alors dans une tentative d’introspection qui avorte suite aux reflux incessants du venin. Ô attente interminable du retour au travail que je souhaite salvateur pour l’équilibre de mon esprit, dispersant ce suave et ennivrant poison qui coure dans mon esprit.

Ce soir, rendez-vous avec des amis. Il faudra qu’on parle des solutions.

Rédigé par lederf

26 juin 2008 à 6:43

22 juin 2008 trop timide à Saint-lazare

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J’ai fait ce blog et ce texte pour évacuer les émotions de ce week end je pense que j’en avais besoin.
 
Donc, dimanche, je m’en fus faire du canoë avec des collègues d’une autre société du groupe. Tout s’est bien passé, à part quelques coups de soleil, notamment sur les genoux (j’abrège sciemment cette partie, qui est peu utile pour la suite et qui pourrait durer des années à narrer)
Pour moi le retour fut d’une étrangeté qui me laisse encore pantois devant ma condition misérable.
Pour mon retour sur Panam, un collègue me déposat à la gare de Vernon.
Un train était à quai, vraisemblablement sujet à un incident technique car cet arrêt était fortement prolongé.
Je me dirigeai donc vers une borne pour réserver mon billet lorsque mon ouïe capta la conversation entre deux agents de la SNCF durant laquelle j’appris que le train avant celui à quai, avait été outrageusement caillassé par des délinquants et que les forces de l’ordre sécurisaient le trajet tandis que d’autres agents de la SNCF déblayaient les voies. Mon billet imprimé et composté, je me dirigeai donc dans le-dit train qui avait pour terminus Paris et montai prestement dedans suite à l’annonce d’un départ imminent par le chef de quai.
Surprise, le wagon était bondé, débordant de monde dans les allées. J’en fus donc quitte pour m’installer dans une zone entre les compartiments et le soufflet interwagon  entouré de six personnes.
Mon regard fut tout de suite attiré par une personne de sexe féminin, brune, visage ennivrant, une gamine de quatre à six ans entre ses jambes, non pas pour des activités amorales, mais pour le confort de son enfant. Hélas, la fatigue de cette journée, les rougeurs des coups de soleil sur mes bras, mais surtout la sensation de rayonnement au niveau de mes genoux pour les mêmes raisons m’ont contraint à ne pas réaliser, dans un premier temps trop d’effort. Je fermai donc mes yeux dans une tentative de vaine réconciliation entre mon corps et le besoin de sommeil.
Puis le train de se mettre en branle et la gamine de commencer à s’agiter par une demande auprès de sa mère d’apprendre les chansons qu’elle avait eu en devoir scolaire. Sa mère, la ravissante dame donc, qui avait déjà imprimé ma rétine et dont l’image continuait d’irradier dans mon cerveau malgré la fermeture de mes yeux, après une inutile tentative auprès de sa fille de lui faire comprendre que cela pouvait déranger les gens, céda. Comptines pour enfant qui me firent lever la tête dans le but de faire comprendre d’un regard mon assentiment quand au fait que la fille pouvait chanter. Premier croisement de regard fatal entre la mère et moi même, court mais intense, se terminant par un sourire complice.
La suite du trajet fut une succession d’échanges de regards, de sourires avec celle que je nommais alors en mon fort intérieur, Hiroshima, tant sa présence avait détruit nombre de neurones dans mon cerveau, tant sa bombe irradiait sans fin dans ma tête, tant je me sentais soumis à une emprise que je n’avais que peu subit depuis de nombreuses années. Tout en elle semblait, et semble toujours,  magique ; ses mains, ses jambes, son visage, ses bras, le tout sans maquillage… et sa voix, ensorcelante, ni roque, ni aigüe, agréable au possible… et sa façon de parler avec sa fille, lui expliquant les choses calmement, posément…
Arrivé à Saint Lazare, je me suis trahi, je me suis retrouvé face à moi-même, face à mes doutes, face au néant qui comble mon esprit. On se lève pour préparer la descente, un sourire puis voilà qu’Hiroshima se tourne vers moi et me dit “Vous avez pris de sacrés coups de soleil”. Avait-elle réfléchi à une phrase pour se présenter, pour briser la glace de l’indifférence et pour affronter le vide de l’ignorance ? J’en fus emballé, prisonnié, troublé… et ma réponse de sonner un peu comme un “ha! ça, je le sais!” et de me retouver incapable de poursuivre, de débloquer mon cerveau pour continuer la conversation… Je me suis trahi, je me suis retrouvé faible…
Marchant sur les quais, j’ai fait mouliner mon cerveau à la recherche de quelque phrase qui pourrait me donner une chance de la revoir. Rien, le vide, le néant…
Et de rentrer chez moi seul, me maudissant de cette faiblesse.
 
Que faire, je ne vais pas passer mes dimanches de dix-heure à vingt heures à Saint Lazare, juste pour la revoir ? Je suis paumé, autant parce que je n’ai pas de moyen de la retrouver, autant parce que ce genre de situation n’est pas prêt de se représenter, autant parce que je n’ai pas assuré.
Le fruit de mes envies était à cueillir mais mon esprit avait les bras trop court.

Rédigé par lederf

26 juin 2008 à 5:38